Festival/Concert, Ici c'est Paris, Musique

[Report] Rock en Seine 2019

3 septembre 2019

Ce weekend se tenait la 17ème édition de Rock en Seine. Et nous y étions accrédités les trois jours (merci Ephélide) ! Le service communication a annoncé 100 000 visiteurs sur le festival. Cet article a pour but de vous faire part de mon expérience à moi, elle ne reflète pas forcément celle de tous les autres festivaliers.

Après un repos bien mérité, il est temps de faire le bilan de cette édition indéniablement placée sous le signe de la chaleur et des fractures pour les yeux !

Pour revivre en vidéo le festival et les différents artistes qui sont mentionnés dans ce report, je vous invite à passer sur ma story à la une sur mon Instagram @TheWorldOfTwinsen.

Jour 1

Le jour 1 a sans nul doute été le jour le plus visité avec les fans de The Cure MASSIVEMENT (c’est un euphémisme) présents ! Je ne pense réellement pas dire de conneries en indiquant que 98-99% des festivaliers étaient présents à ce concert. Ce qui est regrettable du coup pour les autres scènes qui étaient pratiquement désertes comme j’ai pu le constater. En effet, je ne suis au final resté que cinq minutes pour le show de la tête d’affiche avec des dizaines de milliers de festivaliers devant moi et la scène laaaaaaaaaargement au loin.

Et si bon nombre de festivaliers ont apprécié le show de The Cure, j’ai pu pour ma part découvrir 3 petites pépites sur les différentes scènes qui étaient ouvertes en même temps que la tête d’affiche. J’en profite pour inviter la direction du festival à faire comme le faisait le Sziget Festival et à n’ouvrir aucune autre scène le premier soir en parallèle de la très grosse tête d’affiche pour éviter les phagocytages entre artistes.

En parallèle de The Cure, on pouvait profiter de Süeür et sa musique punk rock française sur la scène Firestone.

Du côté de la scène des 4 vents, j’ai fait la découverte de Bagarre, un étrange melting pot de 5 musiciens et chanteurs dont une femme et qui tournaient en permanence sur les différents instruments et le micro entre chaque chanson. C’était brut, c’était vénère, c’était vivant et je ne saurais que trop chaudement de vous rendre à leur concert à l’Olympia le 29 novembre prochain.

Du côté de la petite scène Ile de France, on retrouvait Météo Mirage qui nous a offert un set plein de story telling avec un voyage à travers différentes destinations et surtout un look du chanteur assez inimatable. On était peut-être 200-300 dans cette scène mais c’était vraiment très cool. Venez découvrir leur musique qui vous fera voyager du Vésuve à Saigon le 22 novembre à la Maroquinerie de Paris.

Dans la journée, je retiens particulièrement la prestation de We Hate You Please Die, qui sont de véritables punks dans leur musique et leur attitude. Ils n’ont pas manqué de « dire fuck au capitalisme » en offrant dans les 300 disque au public présent dans la fosse pendant le show. Jolie découverte pour un groupe qui est semble-t-il, davantage habitué des cabes que des festivals d’envergure internationale.

J’ai également beaucoup apprécié la prestation de Jeanne Added sur la main stage et sa musique pop qui a parfois été remplacée par un groupe de choristes et sa seule voix.

La journée s’est terminée avec Kompromat et sa musique techno qui entendait bien faire vibrer les festivaliers une dernière fois avant d’aller se coucher et commencer à arracher nos rétines avec les lumières et stroboscopes.

Jour 2

Le second jour du festival a commencé avec la TRES étrange découverte de Catastrophe et leurs délires sans limites. « Nous sommes passés vous voir tout à l’heure pour vous demander quels étaient vos peurs, nous les avons notés sur des bouts de papiers, nous allons vous les lire et les manger ». Honnêtement ça surprend quand on entend ça. Mais derrière, leur musique se laissait apprécier à l’ombre de la régie technique près de la scène.

Par la suite petit détour par la scène des 4 vents pour découvrir le rappeur 7 Jaws qui a pas mal fait bouger les foules.

Par la suite, du côté de la scène Firestone, Kitchies a probablement reçu le meilleur public du festival rempli de good vibes et offrant même un paquito en plein milieu de la fosse ! Tout le monde avait le sourire et passait un excellent moment auprès d’un groupe que « seulement 4 personnes connaissent » d’après le chanteur.

Le groupe que j’attendais le plus du weekend, Polo and Pan, nous a donné rendez-vous en début de soirée sur la seconde scène de Rock en Seine pour envouter des dizaines de milliers de festivaliers avec ses sons électropicaux. Et si jamais l’envoûtement audio n’était pas suffisant une danseuse et chanteuse accompagnait le duo dans un monokini noir et un peignoir de soir bariolé.

La scène Firestone a par la suite accueilli Peter Cat Recording Co qui offrait un vaste panel de genres musicaux dont du disco, qui était assez rare sur le festival.

Enfin Jungle était quasiment le dernier groupe de la soirée avant l’avalanche Major Lazer. Je n’ai cependant pas grand chose à dire sur Jungle si ce n’est que le chanteur ressemblait à Indiana Jones avec son chapeau.

Si vous aviez réussi à survivre jusque-là, Major Lazer entendait bien vous achever sans sommation. De manière unanime, le show nous a tous éclaté les yeux avec les divers stroboscopes, jeux de lumières et projections très colorées sur les écrans géants. Le groupe a multiplié les jetés de t-shirts dans la fosse et les canons à confettis pendant que la dizaine de danseuses bougeaint dans tous les sens. Une très impressionnante création vidéo a été mise en place pour nous faire découvrir le riche univers du groupe en fond de scène.

A ce moment-là, s’endormir ne fut qu’une simple formalité tant la fatigue était présente. Et de fait, le réveil fut compliqué.

Jour 3

Dans ce dernier jour de festival, on retiendra Two Door Cinema Club et sa musique pop sur la main stage dont le chanteur est le sosie d’Elton Jonh jeune avec son costard, ses lunettes et son col roulé alors qu’il faisait plus de 30 degrés celsius !

La main stage a par la suite accueilli des trublions quelque peu bruyants en la personne de Bring Me The Horizon et leur metalcore et divers circle pits dans la fosse.

Avec la chaleur, on a pas mal profité de la zone un poil éloignée de la scène des 4 vents à l’ombre des arbres pour le concert très agréable de Weval.

Et comme si tout cela n’était pas suffisant, il a fallu par la suite jongler entre trois scènes qui jouaient toutes en simultané pour écouter Foals puis Agar Agar et enfin Aphex Twin.

Nous sommes davantage restés écouter d’Agar Agar qui a délivré une envoutante et agréable prestation dont nous avons tranquillement pu profiter sur les canapés de l’espace Kronenbourg proche de la scène.

Aphex Twin a sans nul doute achevé les oreilles et yeux des festivaliers avec sa musique electro industrielle et les dizaines de stroboscopes qui étaient présents sur la scène. Mais trop fatigués, nous ne sommes restés que deux minutes pour rentrer dormir après 3 jours de fortes chaleurs et de kilomètres à marcher d’un bout à l’autre du festival.

Ainsi s’achève l’aventure 2019 de Rock en Seine. Nul doute que je couvrirai celle de 2020 dont les dates n’ont pas été révélées mais devraient très certainement être fin août comme chaque année. Merci à l’agence Ephélide pour les accréditations médias. Toutes les photos et vidéos ont été réalisées avec un Samsung Galaxy S10 prêté par la marque pour l’occasion.

Leave a Reply