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Vendée Globe : paroles de skippers

19 octobre 2020

Le 8 Novembre, Port Olona aux Sables d’Olonne se videra de ses Imoca et de ses skippers. Eux-mêmes, remonteront le célèbre chenal avant de prendre part à une aventure humaine et sportive hors nome : le Vendée Globe !

On se rappelle encore les images d’Armel Le Cléac’h craquant complètement au passage de la ligne d’arrivée. Que cette bataille fut éprouvante et pour que le chacal en pleurs, vous imaginez Ô combien les Up and Down ponctuèrent cette course, sûrement la plus exigeante du milieu de la voile. Bien arrivés aux Sables d’Olonne, les skippers se laissent à la confidence : 

Ce que je vis est la réalisation d’un rêve. Prendre le départ du Vendée Globe était mon objectif depuis de nombreuses années, et constater qu’aujourd’hui il est devenu une réalité me charge d’énergie. Le Vendée est une compétion, mais c’est aussi une aventure que j’aurais à cœur de partager avec les collaborateurs de Prysmian Group et l’ensemble de notre communauté. –Giancarlo PEDOTE, Prysmian Group

Il est vraiment difficile d’être au départ du Vendée Globe, surtout quand vous avez un budget limité (…) Et il est d’autant plus difficile de vous lancer dans une telle aventure si vous avez d’autres plans de carrière, si vous avez une famille, des enfants et que vous n’avez pas beaucoup de soutien autour de vous. Ce n’est pas le cas pour les hommes, je pense. – Miranda Merron, Campagne de France

L’objectif est évidemment d’y aller et de gagner. Mais pour y arriver, il faut terminer. Et cette course est très, très difficile à terminer. Mais si nous arrivons à atteindre la ligne d’arrivée, je suis sûr que nous avons la possibilité de remporter la victoire. Une victoire validerait certainement tout ce que nous, en tant qu’équipe, avec nos partenaires, avons entrepris dans ce long voyage. – Alex Thomson, Hugo Boss

Etre ici aux Sables-d’Olonne, c’est l’aboutissement d’un projet de deux ans, c’est le fruit du travail de toute une équipe, c’est la concrétisation de tous les efforts produits pour en arriver là. Et au-delà, c’est un rêve vieux de 15 ans pour moi qui se réalise : être au départ du Vendée Globe, ce n’est pas rien ! – Armel Tripon, L’Occitane en Provence

J’ai l’expérience d’une première participation il y a 4 ans, donc c’est moins le saut vers l’inconnu, je maitrise mieux les grandes échéances, j’arrive mieux à me reposer. Il n’y a aucune inquiétude, aucun stress. Je suis très heureux de partir et je profite de ces derniers jours pour tout ce que j’ai à faire et pour les derniers moments en famille. Avec le confinement et dans la situation actuelle, on est beaucoup moins exposé au grand public qu’il y a quatre ans, on a beaucoup moins de sollicitations. Je trouve que les gens sont hyper respectueux, ils ne demandent pas d’autographe, ils savent qu’il ne faut pas nous exposer au COVID. Après, j’ai une vision plus large pour mon projet et c’est vraiment dommage pour les partenaires qui ne peuvent pas venir comme ils l’avaient fait il y a quatre ans. C’est aussi dommage qu’il n’y ait pas autant de public. J’étais vraiment très inquiet avant d’arriver aux Sables, je pensais que ça allait être très dur, que ça allait même être limite glauque et au final, je trouve que c’est très réussi. 5 000 personnes en instantané sur le village, ça fait quand même un effet de foule. Ce n’est pas comme sur les éditions précédentes mais je trouve qu’il y a quand même beaucoup de monde et que c’est une vraie réussite d’avoir ce village dans le contexte actuel. – Fabrice Amédéo, Newrest- Art & Fenêtres

J’aime bien être sur le ponton, je trouve génial de voir tous les bateaux alignés, d’avoir un vrai paddock où toutes les équipes sont regroupées, le village, les animations, ça fait vraiment partie de la course, donc j’essaie d’en profiter cette semaine. Après, avec l’expérience des départs précédents, on a mis des choses en place petit à petit. Notamment la logistique. On s’est amélioré dans ce secteur : dans nos logements, avoir un cuisinier, une salle de réunion pour nous. On fait attention à ces détails parce qu’on sait que ça peut vite polluer l’esprit, le travail de l’équipe. Idem, on discute du planning très longtemps à l’avance, plus d’un an avant le départ. On essaie de bien harmoniser le temps consacré aux partenaires, aux media, au public, le temps de travail sur le bateau, celui consacré au repos et à la prépa physique. Voilà pour les faits. Après, dans la tête, c’est sur que tu es plus décontracté quand c’est ton 4e départ. Le premier, en général, tu es dépassé par cet environnement, par les sollicitations, t’es en stress permanent pendant trois semaines. – Jeremie Beyou, Charal

Comme je suis soutenu par un sponsor vendéen, on a beaucoup de supporters locaux. Ça fait vraiment plaisir ! Les gens sont motivés pour venir sur le village. Quand tu vois les démarches qu’il faut faire pour venir voir nos bateaux : aller sur internet, réserver son créneau… C’est normal dans le contexte mais c’est contraignant, il y a un peu d’attente. Les gens sont vraiment des passionnés et ça, ça fait vraiment plaisir. – Kevin Escoffier, PRB

Avec ce beau temps, je me sens très apaisé. Sur le bateau, on est en train de préparer et d’anticiper des petites bidouilles. On n’est pas sur des cas majeurs, le bateau est quasi prêt, on pourrait presque partir après demain. C’est quand même fou de monter un projet Vendée Globe ! Je pense qu’on a mérité notre place ici dans le sens où l’équipe n’a jamais rien lâché, on a toujours cru qu’on y arriverait. Malgré le contexte COVID qui a été très dur, on n’a jamais rien lâché ! C’est top, c’est vraiment génial. J’avais lu que c’était déjà une victoire d’être au départ et effectivement, en voyant tous les efforts des uns et des autres pour y arriver, famille, équipe, partenaires… Tout le travail commun, c’est fabuleux qu’on aille faire le tour du monde ! C’est assez exceptionnel, c’est une victoire oui ! – Clément Giraud, La Compagnie du Lit / Jiliti

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