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Trophée Jules Verne : paroles des marins du Gitana team

10 janvier 2021

Le 2nd round a enfin sonné pour toute l’équipe Gitana. Qui mieux que les marins embarqués pour raconter cette formidable aventure…

« Je suis super content. Cela fait longtemps qu’on attendait de prendre ce nouveau départ après notre petite escapade du mois de novembre. Il a fallu réparer le bateau et puis la météo sur ce Trophée Jules Verne, c’est toujours la même chose avec des potentielles fenêtres qui s’ouvrent et se referment. C’est vraiment une satisfaction de partir, d’autant qu’on a des conditions fabuleuses pour prendre la mer. On est très heureux. », Erwan Israel – barreur régleur

« On l’a attendu patiemment ce départ. Ce n’est jamais des moments faciles, mais je suis super content d’avoir cette opportunité météo qui s’ouvre devant nous et nous offre l’occasion d’aller vivre notre rêve, notre aventure. Dans quelques heures on va quitter Ouessant, s’élancer sur l’océan et probablement pas revoir de terres pendant pas mal de temps. Ce n’est pas anodin et je m’attends à vivre quelque chose d’exceptionnel, d’en profiter au maximum et faire ce pourquoi on s’est entrainé depuis des mois avec ce record en tête et l’objectif de faire mieux qu’Idec Sport. On va sûrement passer par différents états émotionnels pendant la course, avec des moments positifs, d’autres plus difficiles. Après les émotions du départ, j’attends avec impatience les premières heures de navigation et les premiers quarts pour basculer en mode course, en mode compétiteur. C’est une dynamique qui permet de profiter de chaque instant tout en étant dans le dépassement de soi. », Morgan Lagravière – barreur régleur

« Là, c’est un peu la libération. On a eu un départ assez rapide, puis un retour suivi d’une bonne quinzaine de jours de réparation et de remise en état du bateau et enfin une longue période d’attente avec toujours cette incertitude de savoir si on part ou pas pendant les fêtes. On est content aujourd’hui de pouvoir prendre cette fenêtre. Ce stand-by et cette attente, cela fait partie des tentatives de record, c’est le jeu ! », David Boileau – régleur N°1

« Nous sommes ravis d’avoir cette belle fenêtre qui s’ouvre devant nous. C’est notre deuxième tentative et nous l’abordons avec beaucoup plus d’espoir que la première. En plus, les conditions sont avec nous sur ce départ de nuit, sans lune mais avec des étoiles. Il fera frisquet, c’est sûr, mais on va très vitre rejoindre les latitudes plus chaudes. Tout va aller très vite. J’espère qu’on va rencontrer de la réussite, même si c’est une longue aventure qui se profile devant les étraves du Maxi Edmond de Rothschild. C’est vraiment sympa de se retrouver dans l’action avec l’équipage. On croise les doigts pour revenir le plus vite possible à Brest après notre grand tour complet de la planète. », Franck Cammas – co-skipper

« L’attente a été un peu longue. À Noël, quand une fenêtre s’est refermée, on a eu une petite inquiétude. On aurait pu partir il y a deux-trois jours, l’Atlantique Nord était très bon, mais l’Atlantique Sud restait très moyen. On a essayé d’allier les deux, ce qui n’est pas simple, car il reste des incertitudes. Ce n’est pas encore parfait, mais on est en janvier et on a rarement eu une si bonne fenêtre. Notre première tentative a eu l’avantage de nous permettre de re-naviguer ensemble dans des conditions musclées. Aujourd’hui, on est plus que prêt, l’équipe a fait un boulot fantastique avec le souci du détail. Au-delà de la performance, nous avons gagné en fiabilité, ce qui est essentiel pour battre ce record très dur à atteindre. Depuis une semaine, l’impatience monte crescendo. On observe, on analyse et on décale tous les jours le moment de partir. Ce sera mon troisième tour du monde en équipage après deux Volvo Ocean Race, mais en mode record, c’est la première fois. C’est une nouvelle aventure, je suis ravi de vivre ça et conscient de la chance que nous avons de vivre nos rêves. », Charles Caudrelier – co-skipper

« Personnellement, je trouve cela plus agréable que le premier départ ; il fait beau, il fait jour et il y a du monde, les proches sont là. Tout ça fait que c’est très sympa de partir aujourd’hui. Cela reste un peu difficile de dire au revoir à sa famille quand on part pour un tour du monde. Mais je suis super content d’embarquer à nouveau à bord de ce magnifique bateau. J’ai une double casquette sur ce Trophée Jules Verne, je suis naviguant tout autant qu’équipier média. Les journées de départ, comme celles des passages aux temps intermédiaires par exemple, sont des journées bien chargées. Après avoir envoyé des images du départ, pour essayer de vous faire vivre au plus près l’intimité du franchissement de la ligne en pleine nuit, je vais pouvoir rentrer petit à petit dans mon rôle d’équipier, prendre mes quarts ! J’ai vraiment hâte… », Yann Riou – médiaman & régleur

« Le Trophée Jules Verne, c’est peut-être le plus beau record à la voile avec la possibilité de naviguer sur des bateaux extraordinaires. Je connais bien Franck et Charles, avec lesquels j’ai disputé la Volvo Ocean Race il y a près de dix ans. Être de nouveau avec eux, à bord de cette belle machine pour battre ce record, c’est l’éclate totale ! », Erwan Israel, barreur régleur

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