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Satisfaction, bonheur et soulagement pour le Gitana Squad

5 décembre 2019

Enfin le bonheur d’arriver sain et sauf, avec un bateau en plus ou moins bon état, avec les visages familiers pour accueillir les solides vainqueurs de « Brest Atlantiques ». Quel bonheur de voir le sourire sur les visages de Charles, Franck & Yann, après 28 jours de mer à lutter contre les éléments et leurs concurrents, toujours en mer : Macif Course Au Large et Actual Leader ( Sodebo Ultim 3 a abandonné, ndlr). La Satisfaction d’une course rondement menée avec un bateau fiabilisé malgré le heurt d’un OFNI après le Cap Vert.

Que se soit sous la casquette de l’ultim ou sur les pontons, les mêmes mots résonnent dans leur bouche. Après une aventure en binôme assez éprouvante, revoir la terre ferme est toujours une satisfaction « C’est un bonheur d’arriver comme ça après une course aussi intense, avec plein de péripéties et d’aventures. On a quand même beaucoup bossé sur le bateau pour que ça avance, cela a été 30 jours intenses et une victoire à la fin avec nos concurrents qui sont loin derrière. On en profite aujourd’hui » raconte Franck Cammas. 

Quatre ans après avoir pensé ce bateau révolutionnaire, le team Gitana peut se réjouir de cette victoire écrasante après des hauts et des bas depuis la mise à l’eau du bateau en 2017. Charles Caudrelier précise « C’est une grande satisfaction, un bonheur énorme pour nous et pour toute l’équipe. Quand le Maxi Edmond de Rothschild a été lancé en mode volant il y a quatre ans, c’était très audacieux, il y a eu des moments difficiles, mais aujourd’hui, on prouve que c’est la bonne voie et que c’est l’avenir, avec ce bateau exceptionnel et magique qui marquera l’histoire de la course au large. »

BREST ATLANTIQUES 2019, de Brest à Brest, via Rio de Janeiro & Cap-Town, sans escale. Arrivée victorieuse de Maxi Edmond de Rothschild, Charles Caudrelier, Franck Cammas, Yann Riou. Brest, mercredi 4 décembre 2019. temps:

Vingt huit jours qui resteront gravés dans leur mémoire maritime au vu de la difficulté tout au long du parcours. Dès le départ les conditions n’étaient pas optimales, le Golfe de Gascogne fut éprouvant physiquement puisque les skippers ont dû rester à la barre en non stop. Franck Cammas continue « Ensuite, on a eu nos petites péripéties techniques chacun de notre côté au niveau du Cap Vert, il a fallu s’arrêter à Bahia, mais au final, on est très contents d’avoir fait cet arrêt pour repartir avec un bateau en parfait état qui nous a donné beaucoup de bonheur et de plaisir. Ensuite, on a eu d’autres petits soucis dans le sud, mais au final, on est devant et on est restés rapides jusqu’au bout, c’est déjà bien d’avoir un bateau dans cet état-là après 30 jours de mer. Les bateaux ont beaucoup progressé ces dernières années en fiabilité. »

Deux caractères forts dans peu de mètres carrés, cela peut provoquer des tensions lors des prises de décision. A ce sujet, Cammas plaisante en racontant « On se bat ! (rires). Non, c’est bien d’être deux, parce qu’on échange beaucoup, et même si on n’est pas toujours d’accord, ça permet de se challenger pour trouver la solution optimale. On a une vraie confiance l’un dans l’autre, Charles a été très bon, il m’a poussé parfois, j’espère aussi l’avoir poussé, pour pouvoir avancer le plus vite possible. » Caudrelier surenchérit « Et on n’était pas deux, on était trois avec quelqu’un qui nous a suivis à terre jour et nuit pendant 30 jours, qui a lui aussi un gros caractère (leur routeur Marcel Van Triest, ndlr), nous avons eu de bonnes discussions, mais constructives. »

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