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Revival du MaMA festival 2018

22 octobre 2018

Trois jours durant, depuis huit ans désormais, le 18e arrondissement vit au rythme du MaMa Festival. 72h durant lesquelles professionnels de la filière musicale et public font le plein de bonnes ondes et de rencontres autour d’une programmation pointue et éclectique. En tout, ce sont pas moins de 120 concerts, répartis entre les 8 salles associés à l’événement, à savoir : Le Backstage to the mill, La Boule Noire, Le Bus Palladium, Le Carmen, La Cigale, les Folie’s Pigalle, La Machine du Moulin Rouge ou encore Les Trois Baudets. Focus sur les artistes qui ont retenu notre attention pendant ces trois journées de marathon acoustique.

JOUR – 1

Tout commence avec l’ambiance intime des Trois Baudets avec la 5e édition du programme « Avant-garde », chargé de mettre en avant et à l’export plusieurs artistes émergents de la scène française. Parmi les artistes à suivre, Yorina et sa pop acidulée, mais aussi les Rouennais MNNQNS (prononcez « mannequins ») aux influences rock.

Puis direction Pigalle et l’atmosphère feutrée du Carmen (Paris 9e), bar à cocktails situé dans ans un ancien hôtel particulier. Un écrin de luxe où le groupe Born Idiot ouvre le bal, dans le cadre des quatre ans de l’agence Cold Fame. Volontairement désinvolte, le quintette embarque dès les premières notes les spectateurs dans leur univers pop.

Le temps s’écoule qu’il faut déjà repartir en direction de La Boule Noire, pour retrouver les Caennais de Concrete Knives. Avec cinq ans de silence discographique, les Normands reviennent cette année avec un second album (« Our Hears »), aux sonorités indie-pop.

Et pour clôturer cette première soirée entre de bonnes ondes, retrouvaille avec les MNNQNS au Backstage by the mill. La force de ce quatuor réside dans leur vision du rock qui prend le public par le col et le secoue avec une hargne sans limite.

JOUR – 2

Les courbatures de la veille se font sentir mais qu’importent les kilomètres avalés, pourvu que l’on aie l’ivresse des découvertes. La première escale se fait à La Boule Noire, avec le projet Wellbird. Gentiment psychédélique et entraînant, le quatuor a cette fougue pour laquelle on ne peut résister.

Vient alors le tour de Camp Claude, au Backstage to the mill, aux consonances électro-rock. Sans réinventer le genre, le combe signe une performance propre et carrée.

S’ensuit 1h30 plus tard, toujours au Backstage, Blu Samu. Venue tout droit de Belgique, cette demoiselle a de quoi faire vibrer la muraille du son. Oscillant entre le hip-hop et la soul, la jeune femme souffle un léger vent de fraîcheur à cette deuxième soirée, faisant partie des bonnes découvertes de l’espace francophone.

JOUR-3

Ultime journée et les têtes d’affiches s’enchaînent. Parmi elles, Nili Hadida, l’ex-chanteuse de Lilly Wood & The Pricks. Après trois albums studios avec son compère Benjamin Cotto, la franco-israélienne se lance dans une carrière en solo. Pour défendre son nouveau projet, dans les bacs depuis le 12 octobre 2018, la jeune femme s’entoure de plusieurs cuivres. Coup de foudre assuré !

Après 1/2h de show, c’est au tour de Gaël Faye de faire vibrer les planches de La Cigale. Pendant 45 minutes, le rappeur enflamme les cœurs du public, venu nombreux l’applaudir pour l’occasion. Pour rester dans l’ambiance musiques urbaines, Oxmo Puccino emboîte le pas de son cadet.

Autre style, autre ambiance, autre salle. Direction La Machine du Moulin Rouge, pour venir découvrir le tandem Madame Monsieur. Composé d’Émilie Satt et Jean-Karl Lucas, le combo avait représenté en mai dernier la France à l’Eurovision avec son titre « Mercy ».

Mais le temps fort de cette soirée est le retour tant attendu du Suédo-Américain Eagle-Eye Cherry. Après plusieurs années d’absence, l’auteur de « Save tonight » revient sur le devant de la scène, armé d’un nouvel album (« Streets of you »), attendu pour fin octobre. Moment de grâce absolu.

TEXTE ET PHOTOS : Clémence Rougetet

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