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Que porter pour un Vendée Globe ?

20 octobre 2020

Le 8 novembre, les 33 skippers s’élanceront pour un périple de 28 000 miles autour du globe en passant par les 3C : Cap de Bonne Espérance, Cap Leeuwin & le Cap Horn. Mais quelle valise prendre pour des conditions extrêmes ? Musto nous donne quelques tips!

Ils vont passer à minima 74 jours en mer – Record d’Armel Le Cléac’h sur Banque Populaire, endurer des conditions extrêmes, passant du froid au très chaud. Pour les skippers, le confort, l’étanchéité, la flexibilité des vêtements sont un gage de performance. Depuis sa création, la marque Musto n’a eu de cesse d’améliorer ses collections, en fonction de ce besoin de protection nécessité par l’évolution de machines surpuissantes que sont les IMOCA. 

La panoplie idéale du Vendée Globe

Les bottes Gore-Tex : Elles doivent être ultra-lights et avoir une semelle isolante avec un bon grip. Les renforts en cuir sont découpés de façon à garantir une meilleure flexibilité. L’enfilage est facile : un système de laçage similaire à celui d’une botte de snowboard a été mis au point pour assurer confort et maintien. Chaque extrémité a été renforcée pour que les marins ne se blessent pas lors des manœuvres. Enfin, une guêtre se remonte sur le pantalon pour une étanchéité totale.

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Les Baskets : Elles ont été développées avec Team France pour la Coupe de l’America. Principal défaut rapporté par les équipiers, notamment lors de la Volvo Ocean Race : les bactéries venaient se coincer dans les deux filets supérieurs, créant des mauvaises odeurs. Un système de mono filet a réglé le problème. La chaussure se porte pieds nus. La semelle, dotée de trous pour évacuer l’eau, est large pour plus de stabilité. 

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Sous couche Active Base layer : Moulant mais stretch, cette sous-couche se porte à même la peau. Elle protège muscles, articulations et organes. Cette couche de base qui s’apparente à celle que l’on peut porter au ski par temps froid possède une technologie qui évacue rapidement l’humidité, permettant de rester confortablement au sec. Les différentes épaisseurs préservent la chaleur là où vous en avez besoin et favorisent la ventilation dans les zones concernées. Le traitement antibactérien contribue à éliminer les mauvaises odeurs. 

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Une autre sous-couche naturelle : C’est la nouveauté 2020, la gamme Sunblock Dynamic, qui intègre un tissu traité avec du Xylitol – un composant naturel issu de l’écorce de Bouleau, qui abaisse la température corporelle jusqu’à 3 degrés, une fraicheur bienvenue dans les zones de forte chaleur. Des coutures fines ont été conçues pour une grande liberté de mouvement. A noter : le tissu garantit également une protection aux ultraviolets UPF 50 pour une meilleure sécurité de la peau.

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La veste coupe-vent LPX Midlayer : les skippers du Vendée Globe vont porter ce modèle de la collection 2021. Stretch et légère, elle est en Primaloft, le matériau le plus chaud du moment, avec un gros panneau stretch dans le dos pour apporter une grande liberté de mouvement requise durant les manœuvres.

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La salopette HPX : les skippers passent beaucoup de temps assis, à genoux, et ont toujours les poches remplies. Toutes ces parties ont été renforcées avec des empiècements en cordura (tissu offrant une résistance à l’abrasion 3 fois supérieure à celle du nylon classique et 20 fois supérieure à celle du coton) pour plus de solidité et durabilité. Le sol des bateaux étant de plus en plus anti-dérapant et donc agressif pour les pantalons, Musto a notamment augmenté la taille des empiècements genoux de 4 à 5 cm pour encore plus de protection. Nouveauté : un renfort à l’entrejambe suite aux retours d’expérience de skippers qui finissait par s’user.

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Le smock HPX (vareuse étanche) : la construction 3 couches avec membrane Gore-Tex intégrée, procure au vêtement étanchéité et respirabilité. Une véritable carapace extérieure. A été ajouté un peu de raideur dans le matériau : ainsi lors des impacts d’eau, le ciré garde du volume et de la distance par rapport au corps. Autre point capital : ils doivent s’enfiler rapidement. Les marins ont beau être de plus en plus à l’intérieur, ils doivent pouvoir littéralement sauter dans leur ciré pour faire une manœuvre. A noter : tous les rabats sont en double épaisseur pour être plus facilement manipulés par des mains gantées.

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Les midlayer : De vraies doudounes ! Cette gamme est dotée d’une doublure en polaire quadrillée offrant une chaleur exceptionnelle. A porter quand il fait froid, sous une couche extérieure. Un ensemble salopette-veste totalement imper-respirant. Même assis dans une flaque d’eau, rien ne ressort mouillé. C’est une pièce incontournable de la navigation au long cours dans des conditions hostiles.

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Les gants : Ils assurent une parfaite protection des trois doigts, index et pouce étant coupés, pour une meilleure préhension. Le dessus des doigts est renforcé et articulé, toujours dans le sens de la liberté de mouvement. La paume est renforcée, des motifs en silicone ont été ajoutés pour augmenter le grip et l’adhérence. La fermeture se fait via de gros velcros.

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Paroles d’ambassadeurs

« Sur le Vendée Globe, c’est jamais sans mon short. Le modèle LPX plus précisément qui est super confortable avec sa ceinture très large rembourrée avec des petites mousses et qui est 100% étanche. Dessous, je porte ma Base Layer (sous-couche collant). Short et collant, c’est la tenue de base que je porte quasiment tout le temps. Quand il fait vraiment froid, j’enlève le short, j’enfile la Base layer et la Midlayer et le bas de ciré. Aux mains, je ne porte que rarement des gants, et si j’en mets, ce sont des gants hyper légers car quand il fait froid et qu’on porte le ciré avec les manchons plusieurs jours de suite, le sang ne circule pas on ne sent plus rien. Sur la tête, c’est casquette Gore-Tex ! L’atout, c’est d’avoir du Gore-Tex dans tous les produits, car sur nos IMOCA, on transpire beaucoup, et là on sait qu’on va être au sec et que lorsqu’on va envoyer une manœuvre, avec ces tissus respirants, on ne va pas avoir froid, malgré la sueur. » Jérémie Beyou (44 ans – France), skipper de Charal

Musto Ambassadors on the Transat Jacques Vabre 2019 Photo : Vincent Curutchet / MUSTO

« Les pantalons sont des éléments vitaux pour moi. J’emporte le HPX Pro, avec les fameux renforcements au niveau des genoux puisque je passe pas mal de temps sur eux ! Cette année, j’embarque le pantalon MPX Gore-tex Offshore avec des jambes plus longues (et donc les protections aux genoux au bon endroit !), une ceinture haute qui protège bien le bas du dos. C’est un modèle plus léger et quand on vit dans son ciré pendant des mois, c’est top et en plus ça sèche vite. J’adore aussi la salopette Middle Layer : quand il fait froid dans le Sud, c’est comme une doudoune, on l’enfile en dessous du ciré. Mes bottes sont essentielles aussi : je ne sais pas encore si elles tiendront tout le Vendée, mais elles sont tellement confortables, des véritables chaussons. Enfin, il y a les gants : j’essaie de revenir avec des mains pas trop abimées, je varie les épaisseurs en fonction des conditions. Je vais aussi prendre une pièce vintage qui date de mon premier Vendée Globe : une paire de mitaine avec une sur-moufle qui se scratche. » – Samantha Davies (46 ans – Angleterre), skipper de Initiatives-Coeur

Musto Ambassadors on the Transat Jacques Vabre 2019 Photo : Vincent Curutchet / MUSTO

« La particularité en IMOCA, c’est que même si nous sommes protégés quand on est dans le cockpit, lorsque nous sortons, ça mouille beaucoup. Et tout nous arrive sur la tête. La nouveauté pour moi, c’est tout ce qui est soufflets, pour rester vraiment étanche, même sur les pièces légères. De manière générale, j’ai copié la panoplie d’Armel Le Cléac’h, sauf peut-être pour le côté ajusté : lui est très Lycra, moi j’aime avoir des tops amples en laine Mérinos, et en bas, je préfère des shorts plus légers qui ne me feront pas transpirer. Ce qui prime c’est la liberté de mouvement : sur les cirés, on ajuste les cols et les poignets en latex pour être plus à l’aise, tout en faisant attention de ne pas couper trop pour ne pas laisser passer l’eau. Enfin, je porte le même ciré qu’Armel : comme j’utilise un pisse-debout, il est impératif d’avoir un zip qui s’ouvre par le bas ! » – Clarisse Crémer (30 ans – France), skipper de Banque Populaire X

Musto Ambassadors on the Transat Jacques Vabre 2019 Photo : Vincent Curutchet / MUSTO

« Je ne prends aucune affaire de rechange, sauf le midlayer. Dans mon bateau, je navigue la plupart du temps protégé, donc ma tenue classique à 80% du temps c’est un short très souple au-dessus du collant midlayer. A chaque manœuvre, je retire une couche pour ne pas suer. L’important, c’est de pouvoir s’habiller et se déshabiller vite. Les gants, je les prends juste pour attraper mon drone et j’ai une petite paire en polaire quand je suis dans ma bannette. J’ai un bonnet, et dans ma trousse Musto. J’ai aussi un suroît, comme Sam Davies, je pense que dans le Sud, je serai content de l’avoir ! » – Boris Herrmann (39 ans – Allemagne), skipper de Seaexplorer – Yacht Club de Monaco

Musto Ambassadors on the Transat Jacques Vabre 2019 Photo : Vincent Curutchet / MUSTO

#MustoXVendéeGlobe

Photo de couverture : Vincent Curutchet / MUSTO

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