Actu, Culture, Litterature

La grève SNCF t’ennuie ? Prend un bon bouquin!

18 avril 2018
On en a pour trois mois! Trois mois où la SNCF bloque un pays. Toi aussi, pauvre malheureux tu es pris au piège, on a la solution! Un bon bouquin pour passer le temps. Juste pour toi, une petite sélection qui devrait te permettre de tuer les heures interminables dans la gare, devant le panneau d’affichage, à espérer que ton train ne soit pas annulé…

Fucking Business – Do Raze

Bleu tue pour une organisation secrète qui a pour seul objectif de maintenir son pouvoir sur le monde. Trop talentueuses, trop avant-gardistes, trop dangereuses pour l’oligarchie, les victimes sont sacrifiées sur l’autel du capitalisme. Bleu est ce qu’on appelle un tueur à gages corporate. Mais alors qu’il se prépare à éliminer sa trente-cinquième victime, son monde si bien organisé se met à vaciller.
Avec la puissance que seul un polar d’anticipation peut offrir, Do Raze livre une vision effroyablement pertinente sur notre monde et la fracture générationnelle que nous sommes en train de vivre.

Tips : Après plus de vingt années passées en agences de communication, Do Raze est aujourd’hui en charge des sujets e-réputation employeur dans un grand groupe français. Avec « La Mort des Rêves », Do Raze a reçu le Prix du premier roman du festival de Beaune, Fucking Business est son deuxième roman.
Paru le 12 avril, HC Editions – 19€

 

Je me souviens, 500 anecdotes de tournage – Jean-Pierre Jeunet

250 pages où le réalisateur Jean-Pierre Jeunet revient sur des moments clés comme son enfance, la découverte du cinéma, les débuts difficiles où l’on trouvera de nombreux détails concernant Charlie mensuel, les topinambours de la rue de Vaugirard et le restaurant Lustucru. Mais aussi les réclames de Delicatessen, La Cité des Enfants Perdus, Alien Resurrection ou encore Un Long Dimanche de Fiancailles dans lequel l’aimable lecteur prendra connaissance de la virtigineuse piste Mickey, de la doublure fesses d’Audrey et des semi-remorques garés devant la morgue.

Parution le 28 avril, Editions LettMotif

 

Un Ethnologue au pays du luxe – Marc Abélès

Marc Abélès entreprend ici une véritable enquête anthropologique autour du luxe. Il montre qu’il faut en faire l’objet d’un questionnement intellectuel, et non plus seulement se contenter de l’appréhender dans sa dimension économique. Certes le luxe s’inscrit dans la logique capitaliste et témoigne d’une économie mondialisée. Mais il est aussi la manifestation d’une dimension fondamentale de l’humain : le désir de l’inaltérable, du pur, de ce qui transcende la valeur monétaire.
Il propose sa propre définition : le luxe renvoie à ce qui n’a pas de prix et projette donc au-delà du monde de la valeur. Il transcende l’univers de la nécessité. Il souligne également le paradoxe du luxe : ses produits considérés comme exceptionnels, inaccessibles, demeurent rarement l’apanage d’une minorité. C’est ainsi que le thé, d’abord uniquement consommé par l’aristocratie britannique, est devenu par la suite la boisson des ouvriers. On observe le même phénomène avec les marques : le luxe est menacé par la trivialisation. Il faut sans cesse qu’il se réinvente. L’industrie du luxe représente donc un espace de créativité.

Tips : Marc Abélès est l’un des plus éminents anthropologues français. Il a consacré ses premiers travaux, sous la direction de Claude Lévi-Strauss, aux pratiques politiques d’une société d’Éthiopie
Parution le 25 avril, Editions Odile Jacob – 18€

 

L’enfer du décor – Sébastien Monod

Montgomery Clift a été une star immense entre la fin des années quarante et le milieu des années soixante. Mais il ne fut pas une étoile comme une autre. Il a traversé le ciel hollywoodien telle une comète : un peu plus de 13 années passées sur les planches, 20 sur les plateaux de cinéma, soit 17 films et une mort prématurée à 45 ans.
Comme James Dean, il a été victime d’un accident de voiture. À la différence du rebelle sans cause qui l’admirait, celui que tout le monde appelait Monty a survécu. Rebelle, il l’a été à sa manière. Moins tonitruante que celle de son cadet. Il a été le premier à imposer ses conditions aux tout-puissants studios, se payant le luxe de réécrire ses dialogues.
Aujourd’hui, le grand public se souvient davantage de Marlon Brando. Il était le concurrent numéro un de Monty. Dans les couloirs des rédactions, il se disait que si l’un n’obtenait pas un rôle, c’était l’autre qui l’aurait. Au-delà de cette rivalité, il y avait un grand respect mutuel. Elle révélait aussi l’envie d’approcher la perfection.
Toute sa vie, Montgomery Clift n’a eu de cesse de donner le meilleur de lui-même, allant chercher profondément en lui, dans sa propre existence, les matériaux utiles à son art. Ses compositions sont le résultat d’un travail acharné. Ses personnages restent gravés dans les mémoires : Matthew Garth, le jeune cow-boy de Red River (La Rivière rouge) en lutte contre l’autorité, Robert E. Lee Prewitt, le soldat idéaliste de From Here to Eternity (Tant qu’il y aura des hommes), et Perce Howland, le héros blessé de The Misfits(Les Désaxés). Des êtres solitaires et écorchés, à l’image de l’homme qui les incarnait. Si ce livre doit prouver quelque chose, c’est l’étonnante proximité entre ces personnages et l’acteur. Montrer à quel point vie professionnelle et vie privée ont fini par se mêler.
L’Enfer du décor n’est donc pas une biographie, mais un travail de synthèse mêlant éléments biographiques et analyse filmique conférant à cet ouvrage un aspect analytique qu’on ne trouve, à ce jour, dans aucun autre ouvrage consacré au comédien. Mais il a une autre particularité, celle d’être le seul en France à octroyer à cet acteur fabuleux et méconnu la place qu’il mérite, celui d’un créateur sensible, érudit et marginal, qui inspira de nombreux autres et changea le statut de l’acteur en insufflant à la profession un supplément d’âme et de cœur, une authenticité.

Tips : Sébastien Monod a suivi des études de cinéma. Il travaille dans le milieu du livre et est, en parallèle, auteur de romans qui ont la particularité de mettre en scène de nombreux personnages. Ses lecteurs apprécient une plume, de leur propre aveu, très cinématographique.
Editions LettMotif – 39€

 

L’écrivain public – Dan Fesperman

9 février 1942. Dès son arrivée à New York, Woodrow Cain, un jeune flic du sud des États-Unis, est accueilli par les flammes qui s’échappent du paquebot Normandie, en train de sombrer dans l’Hudson. C’est au bord de ce même fleuve que va le mener sa première enquête, après la découverte d’un cadavre sur les docks, tenus par la mafia. Là, il fait la connaissance d’un écrivain public, Danziger, obsédé par les migrants qui arrivent d’une Europe à feu et à sang, ces fantômes au passé déchiré et à l’avenir incertain. Celui-ci va orienter Cain vers Germantown, le quartier allemand, où, dans l’ombre, sévissent les sympathisants nazis. Alors que le pays marche vers la guerre, la ville est en proie à une paranoïa croissante. Et les meurtres continuent…
Au fil d’une intrigue passionnante, Dan Fesperman évoque l’influence nazie, le sort des immigrés juifs et l’implication de la mafia dans le conflit mondial.

Tips : Reporter de guerre et auteur de romans policiers, l’Américain Dan Fesperman a couvert la plupart des conflits en Europe et au Moyen-Orient. L’Écrivain public est son premier roman publié aux Éditions du Cherche midi.
Paru le 12 avril, Editions du Cherche Midi – 21€

 

 

2 Comments

  1. click

    8 mai 2018 at 20 h 10 min

    Well I sincerely liked studying it. This tip offered by you is very helpful for good planning.

  2. More Help

    9 mai 2018 at 16 h 31 min

    I simply want to say I am all new to blogging and site-building and actually liked your web-site. More than likely I’m want to bookmark your site . You really have incredible article content. Appreciate it for sharing with us your blog site.

Leave a Reply