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Immanquables : les expos de l’été!

23 juin 2018
L’été, on pense plus à sortir les gambettes sur la plage, les festivals ou aux terrasses des cafés mais n’oublions pas que l’art, lui, ne prend pas de vacances! On vous a concocté une petite sélection qui vaut réellement le détour!!!! Accrochez-vous, c’est parti!

Paris – Wonder à Mémoire de l’Avenir

Si c’est un verbe il interroge, si c’est un nom il émerveille. Si dans son travail l’artiste questionne son environnement, l’intime, le social, le politique, la matière, l’évolution, le changement, c’est parce qu’à un moment il a été interpellé, s’est étonné. Pour Socrate, l’émerveillement est à l’origine de la sagesse, et donc de la quête philosophique, quête similaire à celle de l’artiste.
De l’émerveillement vient le « merveilleux », et donc l’idée du beau, de l’imaginaire, du mystère. L’Art, quel que soit la forme qu’il prend, tout comme la nature, est le lieu privilégié de l’expérience de l’émerveillement. L’art a la capacité de provoquer ce moment suspendu où s’efface distinction entre le sujet et l’objet, où l’on sort de soi, où il est possible de dépasser les limites.
Dans une société où tout est calculé, maîtrisé, intellectualisé, matérialisé, où tout doit être rentable et efficace, l’émerveillement nous invite à vivre une possibilité poétique: il permet l’irruption de l’inattendu, de la surprise…
Du 7 au 8 septembre
Mémoire de l’Avenir – 45/47 rue Ramponeau 75020 PARIS

 

Paris – Badgad Mon Amour à l’Institut des Cultures d’Islam

Placée sous le patronage de l’UNESCO, l’exposition Bagdad mon amour est une investigation collective sur les stratégies artistiques liées à la réinvention du patrimoine national irakien, qu’il s’agisse de l’Irak mésopotamien ou de l’Irak moderne. Cette pulsion protectrice, chez des artistes travaillant en majorité hors du pays, s’appuie sur l’archéologie, la muséologie et l’architecture et s’exprime à travers tous les médiums sous la forme de l’allégorie, de la parodie et du montage. Leurs œuvres nous aident à penser et surmonter les destructions du patrimoine et les pillages des musées, un phénomène systématisé depuis les années 2000 suite à la deuxième Guerre du Golfe menée par les États-Unis et leurs alliés, et aux agressions du groupe terroriste État islamique.
Coeur pour le Mosul Eye Bureau: Prolongement de l’œuvre de la plateforme médiatique Mosul Eye, qui chroniquait les réalités indescriptibles de la ville sous l’emprise du groupe terroriste État islamique, et résistait à la falsification de l’histoire par ce dernier en décrivant l’identité cosmopolite de Mossoul, ainsi que la diversité de ses cultures et de ses religions. Mosul Eye Bureau a aujourd’hui vocation à présenter des objets issus de l’artisanat local et des œuvres d’art créées par la jeune génération confrontée à la brutalité de l’État islamique. Beaucoup de ces pièces ont été perdues lors des combats, des pillages et des vols. Le Bureau fait découvrir une ville qui tente de renaître de ses cendres. Pensé à l’origine par Angela Boskovitch et Omar Mohammed, il n’est visible que dans sa version « inachevée » ; les œuvres absentes étant empêchées de circuler pour des questions de limitations douanières.

Jusqu’au 7 juillet
Institut des Cultures d’Islam – 56 rue Stephenson 75018 PARIS

 

Vosges – Les Sentiers de la Photo au Haut-du-Tôt

La géographie nous apprend que le Tibet est né d’une collision entre deux continents, l’Inde et l’Eurasie. De ce choc lent et titanesque est née une terre de hauts plateaux où les superlatifs s’épuisent à décrire les singularités. « Le plateau habité le plus élevé de la planète » « le château d’eau de l’Asie », « 5 fois la superficie de la France » « Vaste territoire bordé par les plus hautes montagnes du monde »… Les difficultés d’accès et les conditions géopolitiques ont longtemps freiné les explorateurs occidentaux. C’est seulement à partir de la seconde moitié du 19e siècle que le plateau tibétain commença à livrer ses secrets et merveilles.
Aujourd’hui notre vision du Tibet est toujours morcelée, réduite et fantasmée. Du Toit du monde au village le plus haut des Vosges (le Haut-du-Tôt), il n’y a qu’un pas métaphorique que l’on aime franchir. Cette troisième édition des Sentiers de la photo propose le regard de quatre photographes fascinés par ces hautes terres tibétaines. Quatre personnalités à la recherche de vérité, de spiritualité et de beauté, quatre témoignages par l’image.

Jusqu’au 10 novembre
Haut-le-Tôt, Vosges

 

Angers – Echappées d’Art

Initiées en 2016, les Échappées d’art viennent chaque année revisiter l’espace urbain d’Angers de juin à septembre. En faisant de l’espace public un lieu de création et de diffusion artistique, en invitant des artistes de renommée internationale, en proposant à ciel ouvert des œuvres contemporaines, en associant des artistes locaux et en faisant sortir les collections des musées via des reproductions, cet événement a pour ambition d’amener l’art au plus près des habitants mais aussi de faire rayonner le territoire.
Il vise à susciter l’étonnement, le questionnement, l’envie d’en découvrir plus, tout en valorisant la création contemporaine. Destiné à un très large public, Angevins comme visiteurs, ce parcours artistique, qui s’enrichit chaque année, propose notamment des fresques peintes sur des façades d’immeubles, un habillage du tram ou des palissades de chantier, l’installation de fac-similés des œuvres des Musées d’Angers sur les vitrines et de panneaux artistiques libres…

Jusqu’au 16 septembre
Ville d’Angers

 

Barcelone – Gala Dalí au MNAC – Museu Nacional d’Art de Catalunya

Muse et artiste, Gala fut la compagne du poète Paul Eluard puis celle de Dalí. Admirée, oubliée, condamnée, elle reste une figure clef des avant-gardes au XXème siècle et du surréalisme. Les tableaux et photographies que firent d’elle Max Ernst, Man Ray, Cecil Beaton et bien sûr ceux de Dalì sont beaucoup plus que de simples portraits, ils forment un parcours autobiographique dans lequel, en tant que véritable héroïne postmoderne, Gala façonna et créa sa propre image.
Qui donc était réellement Gala ? Qui était cette femme qui ne passait inaperçue pour personne, suscitait la haine de Breton ou de Buñuel ; l’amour inconditionnel d’Éluard ou de Dalí ; la passion de Max Ernst ; l’amitié fidèle de Crevel, la modèle de Man Ray… Était-elle d’abord et uniquement une muse ayant inspiré artistes et poètes ? Ou était-elle une artiste à part entière, et ce, en dépit d’un corpus d’œuvres signées très restreint : objets surréalistes aujourd’hui perdus, quelques cadavres exquis et pages de son journal ? Indéniablement, Gala fut une femme créative et passionnée de création qui écrivait, lisait, concevait ses vêtements ainsi que sa propre image dans les portraits que faisait d’elle Dalí mais aussi en tant que co-auteure de tant d’œuvres de son deuxième époux à tel point qu’ils en virent à signer de leurs deux noms « Gala-Salvador Dalí ». Au final, Gala n’est-elle pas, elle aussi, une illustration de la figure de l’artiste/œuvre d’art ?

Jusqu’au 14 octobre
Museu Nacional d’Art de Catalunya – Palau Nacional, Parc de Montjuïc, s/n, 08038 Barcelona

 

Biarritz – The Sinking World of Andreas Franke à La Cité de l’Océan

Il y a quelques années, les épaves de navire de la marine américaine datant de la Seconde Guerre mondiale (USS Vandenberg, Stavronikita SS et USS Mohawk) ont été coulées afin de constituer des récifs artificiels dans un Parc Naturel au large de la Floride. Pour allier ses deux passions, la photographie et la plongée sous-marine, Andreas Franke a utilisé les vestiges de ces épaves pour donner naissance à des scènes de vie surréalistes et aquatiques, mélangeant avec talent photographie sous-marine et retouche numérique.
Considéré comme l’un des 200 plus grands photographes du monde, Andreas Franke a encore été plus loin en exposant ses photos dans les profondeurs océaniques, sur les épaves qui l’ont inspiré. Par 27 mètres de profondeur dans l’Océan Atlantique, cette galerie d’art sous-marine uniquement accessible aux plongeurs fut un projet fascinant pour l’artiste et son public.
En marge de l’exposition, une vidéo de 3 minutes a été tournée à 360° par un des 12 000 plongeurs ayant visité l’exposition sous-marine au large de la Floride. C’est la première fois dans le monde, que les photographies sont accompagnées de cette vidéo à 360°.

Jusqu’au 31 août
Cité de l’Océan – 1 avenue de la Plage, la Milady 64200 Biarritz

 

#MesExposEn2018

 

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