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Expo : les immanquables en région…

26 février 2020

AUVERGNE – RHONE ALPES

Musée de l’Ancien Évêché (Grenoble)- Vivian Maier, street photographer

Photographe de rue américaine non révélée de son vivant, Vivian Maier (1926-2009) laisse derrière elle une somme d’images qui témoignent de sa curiosité pour le monde. L’exposition propose un plongeon dans la seconde moitié du 20ème siècle, entre l’Amérique, où elle vivait, et le Champsaur, cette vallée des Hautes- Alpes où elle revint pour un voyage initiatique sur les terres de ses ancêtres. Aujourd’hui exhumées, ses photos composent une œuvre superbe et émouvante, rivalisant avec les plus grands noms de la street photography américaine comme de la photo humaniste à la française. Le musée expose cette artiste « hors cadre » autour d’une présentation de 140 images, vues de New York et Chicago pour l’essentiel, mais aussi du Champsaur, sans oublier quelques témoignages de son passage, en 1959, à Grenoble.

Jusqu’au 22 Mars / musees.isere.fr

Sucrière (Lyon) – L’exposition Genesis de Sebastiao Salgado

a Sucrière de Lyon accueille GENESIS, l’exposition événement du photographe Sebastião Salgado en hommage à la planète. Huit années d’expéditions épiques et de rencontres extraordinaires sont immortalisées à travers des clichés uniques de lieux, d’hommes, d’animaux encore préservés des impacts de la société moderne. À travers cinq chapitres géographiques, cette rétrospective de 245 photographies en noir et blanc, est une invitation à la découverte de mondes inattendus.

Jusqu’au 10 Mai / www.lasucriere-lyon.com

BOURGOGNE – FRANCHE COMTE

FRAC – Dancing Machines

En mêlant, sous le prisme de la contrainte interne au corps, des oeuvres d’artistes visuels et de chorégraphes, l’exposition Dancing Machines met en lumière la porosité entre ces deux disciplines. Elle propose une traversée des représentations subjectives, idéologiques et politiques du corps humain au regard du monde dans lequel il évolue : du corps glorifié tel L’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci, du corps idéal de Rudolf Laban relevant de l’idéologie nazie, du corps mécanique, agençable à l’ère industrielle, du corps meurtri évoquant les conflits armés et les génocides, du corps cherchant à s’émanciper des pressions sociales, sexuelles, raciales et mercantiles depuis les années 70, jusqu’au corps augmenté, virtuel, posthumain dont semble rêver notre époque…

Jusqu’au 26 Avril / www.frac-franche-comte.fr/

Saline royale d’Arc-et-Senans – Georges Fessy & la photographie

100 photographies présentées à la Saline royale d’Arc-et-Senans (UNESCO) retracent le parcours de l’un des photographes d’architecture les plus importants de ces dernières décennies. En 2019 et 2020, plus de cent photographies de Georges Fessy sont exposées dans deux lieux qu’il connaît bien, parmi ceux qu’il connaît le mieux. À la Saline royale d’Arc-et-Senans et au Familistère de Guise, le photographe est venu et ne cesse de revenir. Il a puissamment contribué à construire la représentation que nous nous faisons de ces monuments d’exception. Jamais, le travail du photographe n’avait été présenté d’une manière aussi rétrospective.

Le jeu de lumière n’est jamais le même à la Saline royale. C’était une formidable découverte pour moi qui avait passé 4 ou 5 mois à m’interroger. J’étais à l’aise, je m’y sentais chez moi. J’étais pénetré par les écrits de Ledoux et je me sentais bien dans cette impression de dôme atmosphérique créé par l’ensemble des bâtiments. – Georges Fessy

Jusqu’au 3 Mai 2020 / www.salineroyale.com

NORMANDIE

Musée des Beaux-Arts de Caen – Les villes ardentes

Entre 1870 et 1914, la France connaît de profonds bouleversements : essor du tissu industriel, naissance de la classe ouvrière, travail des femmes… Confrontés à la mutation des paysages, des artistes comme Guillaumin, Pissaro, Steinlen ou Luce trouvent dans cette nouvelle réalité sociale une source d’inspiration. Scènes de travail, de manifestations ou de grèves, ils immortalisent l’histoire de la IIIème République, hors de toute considération de style ou d’école. Dépassant les oppositions habituelles pour mêler différentes visions d’une même modernité, l’exposition réunit une centaine d’oeuvres éclairant l’émergence d’une France industrialisée.

Du 4 Avril au 20 Septembre / mba.caen.fr

PACA

FRAC – Des marches, démarches

Nous sommes tous des marcheurs ! Tantôt flâneurs tantôt piétons, coureurs ou citadins, salariés ou promeneurs… la marche à pied est au coeur de notre quotidien. Dès février, le Frac PACA à Marseille lui consacre une vaste exposition en forme de randonnée artistique. Au programme : 50 mètres de dénivelé, 2 à 3 000 pas, 4 parcours balisés, pour une balade de 2 à 3 heures à la découverte de près de 100 oeuvres. Prêt ? Partez !

Jusqu’au 10 mai / www.fracpaca.org

PAYS DE LA LOIRE

Château de Nantes – Expression(s) décoloniale(s)

Expression(s) décoloniale(s) au Château des ducs de Bretagne résonne avec l’engagement que la ville de Nantes a pris de faire face à son histoire.Cette seconde saison propose aux visiteurs de confronter des approches historiques actuelles sur la Traite négrière, et de faire dialoguer des regards européens et africains sur cette histoire commune. La question de l’ancrage territorial dans le regard et le mode d’approche d’une même histoire est au centre de l’interrogation de la manifestation. Elle propose aux visiteurs de remettre en question leur point de vue, en découvrant d’autres discours historiques et sensibles, et de se laisser surprendre, dans un dialogue ininterrompu entre passé et présent. L’invitation a été faite à un artiste contemporain majeur de la scène artistique africaine, Romuald Hazoumè, de mettre en place un parcours ponctué par ses oeuvres dans la cour du château et dans plusieurs salles du musée. Une vingtaine de pièces, dont certaines réalisées spécialement pour le musée d’histoire, viennent côtoyer les objets de collection.

Du 6 Mai au 11 Novembre 2020 / www.chateaunantes.fr

Musée d’Art de Nantes – Archipel. Le Fonds de dotation Jean-Jacques Lebel

Avec l’exposition Archipel, le Musée d’arts de Nantes poursuit le dialogue entamé en 2014 avec Jean-Jacques Lebel et les oeuvres de son fonds de dotation. De Marcel Duchamp, à Gustav Klimt, en passant par Paul Éluard ou André Breton, l’exposition présente, tel un archipel, des groupements de 200 oeuvres d’époques et provenances différentes, proposant d’emprunter des chemins de traverses dans l’histoire de l’art du 20e siècle. Leur présentation révèle la polysémie propre du fonds de dotation. Leur mise en dialogue permet d’en dégager des grandes thématiques (la folie, l’érotisme, les révolutions, etc.) et de rendre hommage aux artistes connus, mal connus, oubliés ou anonymes (Antonin Artaud, Carolee Schneemann, Isabelle Waldberg, etc.) du monde moderne et contemporain, chers à Jean-Jacques Lebel.

Du 20 Mars au 31 Mai 2020 / museedartsdenantes.nantesmetropole.fr

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