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Entre deux orages, une éclaircie musicale…

30 mai 2018
Ahhhh, le temps n’est pas de la partie ces jours-ci!!! Pour garder le moral, la musique est le meilleur remède pour s’évader un peu…Voici quelques pépites sorties récemment!

 

Ed Mount – Don’t You Remember

Ed Mount nous laisse imaginer ce que serait la Motown sur Mars, et s’inscrit dans la mouvance R&B DIY des cousins américains HomeshakeToro Y Moi et James Pants. Guitariste et compositeur de jazz (Clerks, ciné-concerts avec Erik Truffaz) puis accompagnateur dans différents projets (Ricky Hollywood, Stella Le Page ou Saint Michel), Thibault Chevaillier a créé l’alias Ed Mount dans la volonté de faire ressurgir toutes ses inspirations, sans limite de genre ou de famille musicale. Faisant se côtoyer claviers vintage, guitares spatiales et chant soul, ce qui a débuté comme un exercice est devenu essentiel, associant les différentes influences de son laboratoire musical.

 

Otis Stracks – Little Pretty

Otis Stacks. Trois syllabes. Un prénom et un nom qui renvoient  à un chanteur devenu mythe ainsi qu’au label de Memphis  qui lui assura de grandes heures. A lui en particulier, à la soul en général. Otis Stacks est de retour avec Little Pretty, un clip qui devrait rencontrer le même succès et dans lequel on retrouve la soul moderne et irrésistible du duo et les aventures sentimentales de son panda fétiche.
Little Pretty réalisé par Jean-Pierre Sastre est le deuxième acte d’un triptyque commencé par le clip Fashion Drunk. La vidéo nous emmène dans un bar de jazz peuplé d’animaux. Un panda qui enflamme la piste de danse, une femme, une rencontre, une illusion : le clip de Little Pretty narre la suite des aventures du panda du morceau Fashion Drunk. Cette fois-ci, loin des déboires du précédent morceau, les délires du personnage le portent en haut de l’affiche, séducteur irrésistible jusqu’à sa rencontre avec la « Little pretty » du titre.

 

Alice On The Roof – Malade

Quand le cinéma belge rencontre «La La Land». «Malade» est un clip drôle et touchant, qui ressemble à Alice On The Roof. On y retrouve des guests surprise, dont ses grands-parents très présents depuis quelques mois sur ses réseaux sociaux.
Les jeunes filles de 2018 débarquent dans un drôle de monde. Certaines en rient, d’autres le contournent ou s’y frottent. Alice On The Roof ne choisit pas : ce monde elle l’observe, assise sur le bord d’un petit toit imaginaire et brinquebalant, pour en faire des chansons. Des chansons à son image, tantôt légères et moqueuses, tantôt oniriques ou mélancoliques. En préambule de son nouvel album, Alice On The Roof dévoile le single «Malade »,hymne pop autobiographique entêtant écrit à quatre mains avec Vianney.

 

Nasser – Rupture

Après les clips de ‘Love’ et de ‘The End’, Nasser présente ‘Rupture’, le 3ème volet de sa série de vidéos accompagnant la sortie du nouvel album « The Outcome ». Là où ‘The End’ résonnait comme un véritable hymne cold-wave porté par des synthés hypnotiques et beat accrocheurs, ‘Rupture’ détonne et explose dans une rythmique résolument punk et électronique en une recette simple : riffs acérés, batterie qui claque, basse vrombissante et une voix qui scande rage et bonheur. Une piste éclair garage-robotique à la puissance rock unique enregistrée en live dans le studio du duo à Marseille.

 

Yuno – Fall in Love

Le pedigree de Yuno, âgé de 27 ans, est varié. Ses parents viennent du Royaume-Uni et sont d’origine jamaïcaine, son éducation musicale a impliqué un large éventail de découvertes, principalement parce qu’il faisait partie de la culture skate locale. C’est ce qui l’a amené à la musique : sortir avec des amis dans leur centre commercial maintenant abandonné, aller au skateshop, jouer aux jeux vidéo de Tony Hawk, regarder des vidéos de skate et écouter leurs tracks.
Yuno crée sa musique chez lui, en auto-production et en jouant de tous les instruments. Il fait également toutes ses photos de presse, conçoit ses pochettes d’albums et réalise ses clips, tout cela en portant une grande attention à l’utilisation de la couleur.

 

Jamie Isaac – (04:30) Idler / Sleep

‘(04:30) Idler / Sleep’ conte les premières heures de la composition de cet album, qui se fait témoin avec ses sonorités hypnotisantes, titre après titre, de la lutte entre l’artiste et le sommeil. Si Jamie tait tout rapprochement conceptuel, les thèmes de sa musique convergent tous vers la romance, la vulnérabilité et l’influence omniprésente du cool jazz, des ballades mystérieuses et des mélodies structurées d’artistes tels que Chet Baker, Blossom Dearie, Stan Getz, Paul Desmond ou encore Dave Brubeck.
Le track n’est pas qu’une superposition de ces thèmes. Il s’agit aussi du moment où les sessions d’enregistrement nocturnes de Jamie s’invitent au premier plan, venant marquer le revirement de l’album vers un jazz new-wave délirant. Ce single dénote donc sans pour autant couper les ponts avec l’élégance de ses prédécesseurs ‘Doing Better’, ‘Wings’, et ‘Maybe’.

 

Napoleon Gold ft. T-Pain – Heaven & Back

Les arrangements envoûtants, les samples vocaux sous-pitchés et les percussions entraînantes sont les outils de production préférés de Napoleon Gold. Grandissant, la musique est l’un de ses seuls moyens d’échapper à la banalité et l’ennui d’une ville où peut de choses se passent. Napoleon Gold apprend le piano à l’âge de 13 ans et, poussé par un désir de s’exprimer à travers la musique, se met rapidement à apprendre la guitare et la batterie. Le producteur français bercé par le Punk et le Hardcore s’installe à Bruxelles à 17 ans, où il tombe amoureux de la musique électronique après avoir découvert des artistes comme Bonobo, Holy Other, Clams Casino et Flying Lotus.
Influencé par des artistes comme Mura Masa, James Blake, Bonobo ou Gorillaz, son style évolue au fil des années, passant de l’Ambient à une musique plus rythmée et cadencée.

 

Pampa Folks – Soulrise

Thomas Lavernhe, compositeur, chanteur et leader du quatuor Pampa Folks aspirent à voyager, à voir du monde, à casser les murs. Ils s’épanouissent dans le mouvement des corps et des pensées. Leur valise est toujours prête, pour une escapade de deux jours ou, mieux, à durée indéterminée. Ils avancent de préférence sous un soleil au zénith, entre les roches gorgées de lumière et sur des sables semblables à ces grands espaces reproduits sur la pochette du premier album du groupe parisien à paraître le 1er juin 2018. C’est en fait la plus californienne des pops made in France.

 

Myra & Johnny Ola – On The Low

Myra, chanteuse à la voix profonde et alanguie, et Johnny Ola, producteur et ingénieur du son, ont donné naissance à un univers unique et captivant. Empruntant aux instrumentations trap, aux harmonies nu-soul ou encore à l’électronique froide, les sept titres de leur premier opus sont autant de récits aux enchevêtrements complexes. Grâce à des productions atmosphériques réalisées avec brio, le duo installe une ambiance intimiste aux sonorités granuleuses. C’est alors que Myra nous susurre à l’oreille des textes élégamment ficelés, à la force froide et tranquille. Avec une maturité déconcertante, elle nous parle vengeance, déception et violence.

 

#MaMusiqueEn2018

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